Contrairement à Zurich, Berne, Argovie ou Genève, le canton de Lucerne n'a pas de test de naturalisation standardisé. Le paragraphe 25 de la loi cantonale sur le droit de cité exige que vous soyez familiarisé avec les conditions de vie locales et énumère trois éléments : des connaissances de base sur la géographie, l'histoire, la politique et la société aux niveaux fédéral, cantonal et communal, la participation à la vie sociale et culturelle de la communauté locale et des contacts avec des Suisses. Ni la loi ni l'ordonnance ne prescrivent la manière dont la commune vérifie ces points ; la commune fait établir un rapport de naturalisation selon les directives du département et peut procéder à d'autres vérifications.
En ville de Lucerne, la commission de naturalisation, sept électeurs élus par le parlement de la ville, mène un entretien personnel au cours duquel elle évalue vos connaissances sur la Suisse, le canton et la ville ainsi que votre intégration. Elle accomplit toutes les tâches que la loi confie à la commune, s'est réunie onze fois en 2025 et a traité 240 demandes concernant 338 personnes. Aucune demande n'a été refusée en 2025 ; quatre ont été suspendues, toutes pour connaissances civiques insuffisantes, avec la possibilité de les reprendre après une préparation complémentaire. D'autres communes peuvent procéder autrement, par exemple avec des questions écrites dans le cadre de l'entretien ; demandez à la chancellerie de votre commune comment elle contrôle.
Pour vous préparer, la ville de Lucerne organise avec Caritas Zentralschweiz des cours de naturalisation sur la politique et la géographie, quatre soirées ou matinées pour dix leçons au total ; 95 candidates et candidats de la ville y ont participé en 2025, et d'autres cours de Caritas sont ouverts dans tout le canton. Le canton lui-même publie une liste «Kenntnisse der Schweiz» de 100 questions et réponses sur les institutions, l'histoire, la géographie et la société. Elle est destinée à la naturalisation facilitée, mais elle couvre exactement les connaissances de base que les communes attendent.
Il n'existe pas de dispense formelle du contrôle des connaissances comme dans d'autres cantons, puisqu'il n'y a pas de test formel. La loi exige toutefois que la situation des personnes qui ne peuvent remplir les critères, ou seulement dans des conditions difficiles, en raison d'un handicap, d'une maladie ou d'autres circonstances personnelles importantes soit prise en compte de manière appropriée. Les enfants dès 12 ans sont évalués de manière autonome et adaptée à leur âge, et les jeunes de plus de 16 ans doivent déclarer par écrit leur volonté d'être naturalisés.